Héraldique

Tapisserie héraldique

Tapisserie héraldique

L’étude iconographique de la tenture ne se fait pas au seul niveau de l’explication du sujet: le renoncement à l’esclavage des sens, mais aussi bien de l’héraldique, qui permet d’éclairer bien des points obscurs.

La légende de la licorne (ou unicorne)…

Cet animal fabuleux est une création de l’imagination des anciens dont on trouve le premier témoignage chez Ctésias, un médecin grec qui vivait à la cour d’Artaxérxes Mnemen, vers 400 avant J-C. : un corps qui ressemble assez à celui d’un cheval mais avec des sabots fourchus et une tête de chèvre portant une longue corne droite torsadée – d’où le nom de licorne ou unicornis – qui n’est rien d’autre que la canine supérieure développée du narval, cétacé des mers arctiques.
Aristote et Pline se sont chargés d’en populariser l’image et c’est le Moyen Age qui s’en est emparé en l’entourant d’un halo de mystère : douée d’une force prodigieuse, la licorne, disait-on, ne pouvait être capturée que par une jeune vierge.

Dans « La chasse à la Licorne« , célèbre tenture exposée à la galerie The Cloister Collection du Metropolitan Museum de New York, la licorne est le sujet central.

Les armes des Le Viste
Les armoiries de la famille Le Viste se composent de gueules à la bande d’azur chargée de trois croissants d’argent montants.
La licorne est un élément important de la langue héraldique. Ici, le lion et la licorne tiennent les hampes décorées de croissants d’argent, au bout desquelles flottent la bannière des Le Viste. Ils portent, en outre, soit l’écu armoiré, soit une cape d’armes. Les tapisseries uniquement héraldiques étaient nombreuses au Moyen Age, c’est pourquoi les armes des Le viste sont ainsi multipliées, au point de s’affirmer quatre fois sur l’Odorat et le Goût.

Le lion et la licorne

Ici, dans les tapisseries de la dame à la licorne, une réconciliation est éclatante, en semblant toute naturelle : c’est la présence simultanée du lion et de la licorne, associés dans une même fonction d’hommage à la Dame. Or, à travers toute la légende, ils sont des ennemis irréductibles. Dans sa fameuse lettre au pape de Rome, le roi-prêtre Jean résume ce que les bestiaires répètent comme une vérité millénaire (et que Grimm encore répétera dans son conte du Petit Tailleur) :

Item sachez qu’en nostre terre sont les licornes…Et occisent le lion aucune foys mais les lions les occisent moult subitement, car quant la licorne est lasse, elle se mest du côté d’ung arbre et le lion va entour et la licorne le cuide frapper de sa corne et elle frappe l’arbre de si grant vertu qu’elle ne la peut ôter ; adonc le lion la tue.

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